Logement

Remettre l’habitat au centre de l’urbanisme

Le logement est le premier poste de dépenses dans le budget des familles.

Dans plus d’un tiers des grandes villes, on constate une embolie du marché du logement caractérisée par un blocage des parcours résidentiels pour les locataires.

Dans les lieux où l’on dispose de réserves foncières permettant de construire, l’offre est souvent inadaptée aux besoins car trop coûteuse pour la plupart des ménages. En Basse-Normandie et notamment à Caen, la taille des logements est insuffisante.

Pour nous, toutes les personnes doivent se voir proposer un logement décent, dans des conditions économiques acceptables. Le droit au logement pour tous doit être garanti.

En Basse-Normandie, ce sont les établissements publics de coopération intercommunale qui doivent coordonner la politique de l’urbanisme, de l’habitat, du foncier et des aides au logement, le permis de construire restant du ressort du maire ou du président de la communauté. Pour les familles propriétaires qui veulent agrandir leur logement par une simple extension ou une surélévation modérée, nous proposons que les formalités soient simplifiées et les délais raccourcis.

Nous affirmons que la volonté de rendre tous les Français propriétaires de leur logement est une grave erreur qui ne tient pas compte de la diversité des besoins et des situations financières de chaque famille. Cela peut conduire à l’abus de crédit comme on a pu le constater aux Etats-Unis ou en Espagne. Au slogan « tous propriétaires », nous préférons substituer celui de « un logement adapté et aux normes en vigueur pour tous ». Afin de satisfaire la diversité des besoins, nous devons encourager le logement locatif privé et les petits bailleurs privés.

Chaque programme privé de constructions neuves doit intégrer un minimum de 20% de logements sociaux. Il convient aussi d’assurer la transférabilité des prêts d’un logement à l’autre afin d’accompagner les mobilités professionnelles.

La question du logement est aussi celle de l’urbanisme et de la qualité du bâti.

Nous devons donner une priorité à la manière dont nos lieux de vie sont conçus. Pour cela, nous voulons :

  • la fin de l’étalement perpétuel de la ville qui coûte cher en transport, amplifie l’exclusion sociale et ravage nos paysages ; il est possible de construire de façon beaucoup plus dense tout en créant un cadre de vie agréable ;
  • une politique de reconquête des sols face aux pollutions et à l’imperméabilisation ;
  • la prise en compte des risques technologiques et naturels ainsi que des nuisances sonores ;
  • le renforcement des dispositions de développement durable dans les principes d’urbanisme : urbanisme bio-climatique, développement de « quartiers durables », etc…

Dans le domaine du bâtiment, nos priorités sont également :

  • mettre en oeuvre des allégements de fiscalité vraiment incitatifs pour la construction aux normes de qualité environnementale ;
  • d’inciter à la réhabilitation du patrimoine bâti par une modulation des taxes foncières en fonction des performances énergétiques des bâtiments.

 

Depuis quelques temps, une réalité nouvelle s’est faite jour : travailleurs pauvres et étudiants très modestes ne trouvent aucun logement disponible compatible avec leurs revenus et couchent la nuit dans leur voiture. Cela est intolérable et accroît encore la gravité de la crise. Face à cela des solutions d’urgence innovantes doivent être trouvées. Nous proposons que les personnes âgées titulaires de logement HLM puissent, avec l’aide de leur bailleur, sous-louer en toute légalité une partie de celui-ci. Pour les plus précaires et les grands exclus, il est nécessaire de créer dans chaque grande agglomération un service public unique de coordination travaillant en partenariat avec les associations reconnues.

  • Introduire dans notre région le système du « kot-à-projet » (KAP) ou « logement solidaire »

Le logement étudiant intéresse peu les élus. Le MoDem est innovant sur cette question.

Le CPER Basse-Normandie 2007-2013 est peu ambitieux s’agissant du logement étudiant : 2ème tranche de modernisation du parc de logements caennais et création d’une résidence étudiante à Ifs.

Un KAP est le lieu de rassemblement d'un groupe d'étudiants, le plus souvent entre 8 et 12, qui, en plus de vivre ensemble au sein d'un logement communautaire / solidaire, s’engagent à réaliser un projet d’intérêt général qui leur tient à cœur. Ce groupe peut proposer toutes sortes d’activités : sport, théâtre, humanitaire, sensibilisation à l’écologie, apprentissage des langues, photographie, aide à la personne… Ces activités sont ouvertes à toute personne intéressée. Le KAP prend en général la forme d’un appartement composé d’une dizaine de chambres meublées.

Ce système a été crée dans les années 1970 en Belgique, à l'Université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL), où il y connait un grand succès (110 KOP à l’UCL). Des projets sont en cours à Grenoble, Paris, Lyon, Poitiers.

Plan :

-        On augmente l’offre de logements étudiants ; c’est aussi une alternative à la colocation (30% de la population étudiante opte pour la colocation en France)

-        L’étudiant loue à un prix inferieur (d’une centaine d’euros en moyenne) aux loyers proposés sur le marché puisqu'il s'agit de logements étudiants appartenant à une personne publique. Le projet est la contrepartie de la jouissance du logement pour l’étudiant

-        On crée du lien social (lien intergénérationnel, lien entre communautés, lien entre classes sociales…)

-        Les étudiants concernés acquièrent une expérience valorisable : travail en équipe pendant au moins une année universitaire ;  gestion, montage et suivi d’un projet

 

  • Familles et primo accédants
  • Etudiants
  • Séniors
  • Personnes à mobilité réduite

 

§ Introduire dans notre région le système du « kot-à-projet » (KAP) ou « logement solidaire »

Le logement étudiant intéresse peu les élus. Le MoDem est innovant sur cette question.

Le CPER Basse-Normandie 2007-2013 est peu ambitieux s’agissant du logement étudiant : 2ème tranche de modernisation du parc de logements caennais et création d’une résidence étudiante à Ifs.

Un KAP est le lieu de rassemblement d'un groupe d'étudiants, le plus souvent entre 8 et 12, qui, en plus de vivre ensemble au sein d'un logement communautaire / solidaire, s’engagent à réaliser un projet d’intérêt général qui leur tient à cœur. Ce groupe peut proposer toutes sortes d’activités : sport, théâtre, humanitaire, sensibilisation à l’écologie, apprentissage des langues, photographie, aide à la personne… Ces activités sont ouvertes à toute personne intéressée. Le KAP prend en général la forme d’un appartement composé d’une dizaine de chambres meublées.

Ce système a été crée dans les années 1970 en Belgique, à l'Université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL), où il y connait un grand succès (110 KOP à l’UCL). Des projets sont en cours à Grenoble, Paris, Lyon, Poitiers.

Plan :

- On augmente l’offre de logements étudiants ; c’est aussi une alternative à la colocation (30% de la population étudiante opte pour la colocation en France)

- L’étudiant loue à un prix inferieur (d’une centaine d’euros en moyenne) aux loyers proposés sur le marché puisqu'il s'agit de logements étudiants appartenant à une personne publique. Le projet est la contrepartie de la jouissance du logement pour l’étudiant

- On crée du lien social (lien intergénérationnel, lien entre communautés, lien entre classes sociales…)

- Les étudiants concernés acquièrent une expérience valorisable : travail en équipe pendant au moins une année universitaire ; gestion, montage et suivi d’un projet

§ Familles et primo accédants

§ Etudiants

§ Séniors

§ Personnes à mobilité réduite