Handicap

Désenclaver le handicap

Nous voulons une société humaine construite et gérée pour tous et toutes, une société qui n'exclue pas volontairement ou involontairement en raison d'une incapacité. Une politique du « handicap » se doit d'être transversale en étant intégrée de façon volontariste dans tous les champs de la décision publique.

Les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) centralisent désormais les aides. Depuis 2007 la Région a décidé de prendre les dossiers d'aide au logement et d'aides techniques émanant des MDPH dont les ressortissants seront bénéficiaires de la Prestation de compensation du handicap (PCH) pour les moins de 60 ans. Elle intervient auprès des particuliers pour des aides au logement et des aides techniques et notamment pour l'acquisition de fauteuils roulants, l’acquisition de matériel informatique, l’adaptation de véhicule au handicap.

Il est indispensable de renforcer les dispositifs en faveur des personnes handicapés, tant dans le domaine de l’emploi que dans celui de l’aide matérielle et psychologique.

Les Maisons départementales des personnes handicapées doivent avoir leurs moyens renforcés et leur pérennité mieux assurée. Elles doivent disposer de personnels spécialisés et non pas seulement de fonctionnaires détachés temporairement d'autres administrations.

Par ailleurs, la compensation du handicap doit être personnalisée, adaptée aux besoins de chaque personne handicapée, quel que soit son âge. Il ne doit plus y avoir de discontinuité liée au franchissement du seuil d’âge comme c’est le cas aujourd’hui.

Difficulté d'accès handicapésNotre équipe souhaite :

  • se donner les moyens de l’accès des enfants handicapés à « l’école ordinaire » et à l’école adaptée à leurs besoins ;
  • créer un prêt à taux zéro spécifiquement destiné à la mise en accessibilité des logements des personnes handicapées et à leur accession à la propriété ;
  • donner plus de poids à des commissions d'accessibilité rénovées, qui auront été élargis aux experts et aux usagers autre que handicapés ;
  • intégrer des normes pour la construction de logements de “Haute Qualité d’Usage” qui seraient utiles aux personnes âgées et pas seulement aux handicapés ;
  • diffuser les bonnes pratiques en matière d’emploi pour démontrer que les handicapés au travail permettent d’améliorer les conditions de travail pour tous.

 

Intégration économique et sociale des personnes handicapées par François Arnaud
La Région a reçu compétence en matière de formation des personnels para-médicaux (infirmières, kiné, sage-femmes, aides-soignants). Cette intervention dans le domaine de la santé ouvre la voie à la définition d’une politique régionale d’intégration économique et sociale des personnes handicapées.

La Région doit se saisir de l’opportunité de la loi de 2005 sur le handicap pour soutenir les démarches des collectivités et des associations représentatives des personnes handicapées pour permettre l’égalité de traitement en matière d’études et de formation, d’emploi et de travail, pour prendre en compte les questions de handicap dans les politiques régionales, pour promouvoir l’accessibilité  pour tous (biens, services, environnement bâti).

Il faut aller au-delà des emplois tremplins : qui peut sérieusement envisager qu’un handicapé puisse faire du tremplin sans politique adaptée, sans moyens spécifiques de médiation ?

Environ 15% des 16-64 ans connaissent une certaine forme de handicap (physique, auditif, visuel ou mental) et il y a corrélation entre vieillissement et handicap. On sait également que la démarche d’accessibilité bénéficie à l’ensemble de la population.

Notre programme régional se donne les moyens d’une politique en faveur de l’intégration des personnes handicapées. Comme “l‘égalité hommes –femmes”, “l’intégration économique et sociale des personnes handicapées” devrait être une condition d’éligibilité des aides régionales.

Par ailleurs, la Région doit avoir une politique offensive de validation des acquis professionnels au bénéfice des populations vulnérables, ou dans des domaines peu reconnus par le monde économique comme la culture.

 

Intégration des personnes handicapées par Xavier Delbeque

La loi de 1975 est loin d’être pleinement appliquée, s’agissant du respect du pourcentage de personnes handicapées dans les entreprises. Si beaucoup a été fait sur le plan de l’accessibilité ainsi que sur celui du regard que la société porte sur ses handicapés, des réflexions nouvelles sont apparues, notamment lors des débats liés à l’année du Handicap, en 2005.

 

Je formulerais deux directions d’actions :

1. Une action relativement ferme en direction des entreprises, pour ce qui est de l’application de la loi de 1975 : la présence de personnes handicapées dans l’entreprise sera  reconnue comme critère d’éligibilité aux aides régionales, de façon à obliger les entreprises à ce que la loi prévoit et qui n’est toujours pas respecté, savoir 1 % de personnes handicapées dans l’entreprise. Pas d’aide massive à une entreprise, ou bien à un secteur sans production des contrats de travail attestant de l’embauche ou de la promesse d’embauche de personnes handicapées. La Région obligera nettement  à l’application de la loi de 1975.

 

2. Une action plus souple, de l’ordre de l’incitation, et de l’ordre de l’information :

a. l’aménagement des postes de travail, de manière à intégrer le vieillissement des personnes sur leur lieu de travail : à titre d’exemple, l’affaiblissement des facultés oculaires, les problèmes de dos, l’essoufflement lié à un problème cardiaque. La frontière n’est pas si nette, en effet la personne handicapée et la personne dite valide. Parfois, on est handicapé d’un seul coup (ex, l’accident de voiture qui prive brusquement de la mobilité), mais aussi et souvent, on le devient progressivement : lenteur ou moindre réactivité sur le poste de travail. Le handicap se manifeste comme un aspect du vieillissement, dans une société qui globalement vieillit. Cela doit conduire à une adaptation du poste ou bien du contrat de travail (horaires aménagés, reprise partielle, mi-temps thérapeutique ; aide à la cessation progressive d’activité ; redéfinition également des tâches fonctionnelles). La Région pourra en charge  des actions de formation et de sensibilisation des employeurs, ou bien des démarches de conseil auprès des entreprises de telle sorte que ces dernières soient tout à la fois, sensibilisées, formées, et, conseillées par rapport à cette question du vieillissement-handicap sur les lieux de travail

 

b. la valorisation des services à la personne : ce secteur des services à la personne est appelé à devenir un important gisement d’emplois. Le faible nombre de jeunes intéressés par ce type de métier est révélateur à la fois d’une formation insuffisante, et, d’une image très dégradée de ces métiers pourtant essentiels. La Région devra effectuer un travail de présentation de ces métiers et d’éducation en direction des jeunes. Trop souvent, les métiers d’aides-soignants n’ont pas été choisis, parce que les formations initiales ne préparaient pas suffisamment les candidats éventuels  à ce genre de métier. Au-delà, c’est l’image, pus généralement, d’une région qui est en jeu : une Basse-Normandie accueillante, ouverte à la diversité comme à la différence.

 

Enfin, si la Région reçoit des compétences, il faut aussi que l’Etat de son côté tienne ses promesses : le retard pris par le plan Alzheimer ne tient pas à la mauvaises volonté des collectivités locales qui, pour beaucoup d’entre elles, souhaitent construire des EHPAD, mais au défaut de financement de la part de l’Etat. Rédigé, publié, le plan Alzheimer n’est pas concrètement décliné, faute de réception des autorisations de financement. En partenariat avec le Conseil Général, la Région devra obliger l’Etat au respect de ses engagements en ce qui concerne le plan Alzheimer, la ligne suivie tenant davantage de l’effet d’annonce que de la réalisation concrète

La loi de 1975 est loin d’être pleinement appliquée, s’agissant du respect du pourcentage de personnes handicapées dans les entreprises. Si beaucoup a été fait sur le plan de l’accessibilité ainsi que sur celui du regard que la société porte sur ses handicapés, des réflexions nouvelles sont apparues, notamment lors des débats liés à l’année du Handicap, en 2005. Des réflexions reprises par N. Sarkozy, lors du Congrès de l’UNAPEI à Tours en juin 2007, en particulier lorsqu’il a relancé le plan Alzheimer. Lire ce discours (en pièce jointe)

De manière à aboutir à des propositions, s’agissant une politique régionale d’intégration économique et sociale des personnes handicapées, -un objectif humaniste pour le MoDem, et, une nécessité sociale pour aujourd’hui- , je formulerais deux directions  d’actions :

1. Une action relativement ferme en direction des entreprises, pour ce qui est de l’application de la loi de 1975 : la présence de personnes handicapées dans l’entreprise sera  reconnue comme critère d’éligibilité aux aides régionales, de façon à obliger les entreprises à ce que la loi prévoit et qui n’est toujours pas respecté, savoir 1 % de personnes handicapées dans l’entreprise. Pas d’aide massive à une entreprise, ou bien à un secteur sans production des contrats de travail attestant de l’embauche ou de la promesse d’embauche de personnes handicapées. La Région obligera nettement  à l’application de la loi de 1975.

2. Une action plus souple, de l’ordre de l’incitation, et de l’ordre de l’information :

a.l’aménagement des postes de travail, de manière à intégrer le vieillissement des personnes sur leur lieu de travail : à titre d’exemple, l’affaiblissement des facultés oculaires, les problèmes de dos, l’essoufflement lié à un problème cardiaque. La frontière n’est pas si nette, en effet la personne handicapée et la personne dite valide. Parfois, on est handicapé d’un seul coup (ex, l’accident de voiture qui prive brusquement de la mobilité), mais aussi et souvent, on le devient progressivement : lenteur ou moindre réactivité sur le poste de travail. Le handicap se manifeste comme un aspect du vieillissement, dans une société qui globalement vieillit. Cela doit conduire à une adaptation du poste ou bien du contrat de travail (horaires aménagés, reprise partielle, mi-temps thérapeutique ; aide à la cessation progressive d’activité ; redéfinition également des tâches fonctionnelles). La Région pourra en charge  des actions de formation et de sensibilisation des employeurs, ou bien des démarches de conseil auprès des entreprises de telle sorte que ces dernières soient tout à la fois, sensibilisées, formées, et, conseillées par rapport à cette question du vieillissement-handicap sur les lieux de travail

b. la valorisation des services à la personne : ce secteur des services à la personne est appelé à devenir un important gisement d’emplois. Le faible nombre de jeunes intéressés par ce type de métier est révélateur à la fois d’une formation insuffisante, et, d’une image très dégradée de ces métiers pourtant essentiels. La Région devra effectuer un travail de présentation de ces métiers et d’éducation en direction des jeunes. Trop souvent, les métiers d’aides-soignants n’ont pas été choisis, parce que les formations initiales ne préparaient pas suffisamment les candidats éventuels  à ce genre de métier. Au-delà, c’est l’image, pus généralement, d’une région qui est en jeu : une Basse-Normandie accueillante, ouverte à la diversité comme à la différence.

Enfin, si la Région reçoit des compétences, il faut aussi que l’Etat de son côté tienne ses promesses : le retard pris par le plan Alzheimer  ne tient pas à la mauvaises volonté des collectivités locales qui, pour beaucoup d’entre elles, souhaitent construire des EHPAD, mais au défaut de financement de la part de l’Etat. Rédigé, publié, le plan Alzheimer n’est pas concrètement décliné, faute de réception des autorisations de financement. En partenariat avec le Conseil Général, la Région devra obliger l’Etat au respect de ses engagements en ce qui concerne le plan Alzheimer, la ligne suivie tenant davantage de l’effet d’annonce que de la réalisation concrète