François Bayrou est en déplacement ce mardi au Mont-Saint-Michel avec Rodolphe Thomas, chef de file régionale du Mouvement Démocrate dans la région Basse-Normandie. Il a estimé lors de ce déplacement que les régions devaient devenir "l'endroit où l'on décide et porte les politiques culturelles".
"Les régions devraient être plus impliquées dans la coordination des politiques culturelle des départements et des villes", a affirmé François Bayrou, ajoutant qu'"elles devraient notamment bénéficier de compétences pour la protection des bâtiments historiques en liaison avec l'Etat, et le développement de leur fréquentation. Elles devraient également intervenir dans le domaine de la création, pour le spectacle vivant, les arts plastiques ou la musique."
François Bayrou a aussi appelé de ses voeux la création dans ce cadre d'une "université populaire" : "On a des lycées qui sont fermés le soir et pendant les vacances. Pourquoi est-ce-qu'on n'utilise pas ces équipements pour offrir de vraies formations aux Français, pour la musique, l'histoire, les langues étrangères...Ce serait un endroit où l'on pourrait aller frapper pour découvrir un domaine de la connaissance", a-t-il expliqué.
Pour Rodolphe Thomas, la présence du leader centriste au Mont Saint-Michel, qui a su résister aux assauts des Anglais durant la guerre de cent ans, est aussi "un symbole de résistance" : "François Bayrou résiste face aux pressions du Parti socialiste ou bien encore de l'UMP, c'est tout un symbole", a-t-il affirmé, ajoutant : "Nous sommes candidats pour relever un défi, proposer une alternative politique à l'échelle régionale avec un programme de proximité", a dit le maire d'Hérouville-Saint-Clair, qui présentera samedi la liste régionale MoDem de Basse-Normandie.
"Notre objectif au premier tour, c'est de faire entre 10 et 15% voire au delà. On a la capacité de fédérer les électeurs. Nous devons et nous allons créer la surprise", a assuré Rodolphe Thomas.
Interrogé sur ses intentions pour le deuxième tour, Rodolphe Thomas a réaffirmé vouloir "ne pas être la cinquième roue du carrosse du Parti socialiste ou de l'UMP".
